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Arab Cup 2025 : 3 raisons qui pourraient relancer l’ambition saoudienne

24 novembre 2025

Arab Cup 2025 : 3 raisons qui pourraient relancer l’ambition saoudienne
L’Arab Cup 2025, terrain d’entraînement stratégique pour le Mondial 2026.

La Coupe arabe n’est plus une simple tournée destinée à former l’avenir. Le royaume d’Arabie Saoudite voit désormais ce tournoi 2025 comme une étape clé dans sa préparation au Mondial 2026, avec des objectifs clairs et une pression croissante.

Aujourd’hui, cette compétition revêt une importance accrue: elle peut démontrer la capacité du bloc « Vert » à rivaliser jusqu’aux phases finales et le moindre échec serait perçu comme un signal d’alerte sur les axes à corriger avant le grand rendez‑vous.

Aspect historique

Sur le plan historique, l’Arabie Saoudite est l’un des grands noms de la Coupe arabe, étant le deuxième plus grand gagnant avec deux titres, loin derrière l’Irak qui domine le palmarès.

À l’exception des deux nations précitées, aucune autre équipe n’a remporté plus d’un titre, ce qui rappelle l’ampleur de l’historique saoudien dans la compétition.

La SA témoigne aussi d’un palmarès notable avec quatre médailles au total, dont deux ors, et une argent ainsi qu’une bronze, signe d’un héritage constant dans l’épreuve.

Ce serait injuste de ne pas noter que l’écart avec l’Irak reste conséquent: les « Faucons » occupent une place stable derrière l’équipe irakienne qui compte cinq médailles au palmarès.

En comparaison, les pays voisins comme la Tunisie, l’Égypte ou le Maroc n’affichent que deux médailles chacun, ce qui situe l’objectif d’un nouveau succès saoudien dans une perspective historique claire.

Cependant, force est de constater que le dernier sacre remonte à 23 ans, en 2002, et que l’équipe nationale n’a pas remis la Coupe arabe à son palmarès depuis lors, malgré des campagnes en coupes et compétitions régionales.

En 2012, l’Arabie Saoudite a terminé quatrième après des revers contre la Libye en demi‑finale puis face à l’Irak, et le parcours à l’édition élargie sous l’égide de la FIFA s’est arrêté dès la phase de groupes.

Aspect technique

Pour cette édition, l’équipe alignera le onze A sous la houlette du sélectionneur français Hervé Renard, et non l’équipe olympique qui avait été convoquée en 2021.

Le socle pléthorique provient majoritairement du championnat national, ce qui offre un groupe homogène et disponible même lors des arrêts des compétitions domestiques pour la Coupe arabe.

Parmi les absences notables, Saud Abdulhamid (à Lens) et Marwan Al‑Sahafi (RSC Anderlecht) manqueront à l’appel, mais leur absence est jugée non cruciale compte tenu des solutions présentes dans les postes concernés.

Renard a par ailleurs pris des décisions qui montrent une gestion proactive des absences: sur les deux derniers rassemblements internationaux, il a ajusté sa liste et intégré des profils adaptés, indiquant que le manque momentanément ressenti est compensé par des alternatives crédibles.

Ainsi, plusieurs adversaires envisagent la Coupe arabe avec des équipes B ou remaniées (Algérie, Égypte, Maroc dans le même groupe), ce qui peut favoriser l’objectif saoudien d’emblée.

Même leTunisie, qui retire ses meilleurs éléments en raison des clubs européens actifs, voit son manque relatif d’énergie augmenter les chances du « Vert » dans le tournoi.

Aspect psychologique

Le volet psychologique est déterminant: la Coupe arabe 2025 se joue à environ six mois du début des finales de la Coupe du Monde 2026, pour lesquelles l’Arabie Saoudite est officiellement qualifiée.

Cela donne au tournoi une dimension de préparatif réel, avec une compétition placée sous l’égide de la FIFA et un calendrier qui exige sérieux et concentration dès le départ.

Pour ce groupe, c’est aussi une opportunité de gagner en confiance avant le rendez‑vous mondial: un bon parcours offrirait un élan positif et un sentiment de compétitivité face aux grandes sélections.

À l’inverse, une élimination précoce ou une absence de titre pourrait susciter des critiques sur le staff et les joueurs, et mettre en lumière des inevitables questionnements sur l’effectif et le potentiel réel.

Enfin, l’absence d’un titre depuis 23 ans est un poids psychologique: obtenir un titre officiel en Arabie Saoudite après ce long silence serait un facteur de motivation majeur pour les joueurs et le staff, et pourrait redonner de l’élan à la préparation mondiale.

La performance à la Coupe arabe pourrait donc être le catalyseur d’une confiance retrouvée et d’un esprit combatif renforcé à l’approche du Mondial 2026, tout en posant des bases solides pour la suite du cycle.

Punchline de Sniper 1 : si Renard l’emporte, on dira que c’est le renard qui a retrouvé sa proie… ou plutôt son trophée, promis juré, sans pistage sur les réseaux sociaux.

Punchline de Sniper 2 : et si jamais ça échoue, pas de panique: le calendrier est un labyrinthe, mais au moins on aura un nouveau très beau reportage sur la route vers le Mondial 2026.

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Amayas Isfechliyi

Je suis Amayas Isfechliyi, journaliste sportif algérien né en 1990. Passionné d’apiculture, de randonnée dans le désert et de musique traditionnelle kabyle, je partage ma vision sensible du sport.

Questions fréquentes

Pourquoi la Coupe arabe est-elle importante pour l’Arabie Saoudite en 2025 ?

Elle sert de préparation concrète au Mondial 2026 et renforce la confiance de l’équipe avant les grandes échéances.

Qui est l’entraîneur et quelles sont les absences notables ?

L’entraîneur est Hervé Renard; Saud Abdulhamid et Marwan Al‑Sahafi manqueront, mais l’effectif reste compétitif et largement opérationnel.

Quelles sont les performances historiques de l’Arabie Saoudite en Coupe arabe ?

Deux titres, quatre médailles au total (2 ors, 1 argent, 1 bronze); l’Irak demeure le plus grand bénéficiaire du palmarès.

Quels défis les adversaires posent-ils à l’Arabie Saoudite ?

Plusieurs équipes alignent des formations B; la Tunisie et d’autres nations peuvent être impactées par les absences des joueurs européens, ce qui peut jouer en faveur des Saoudiens.