Barcelone en fracas: la colère de Flick, les valeurs du club et les chiffres qui inquiètent
21 octobre 2025
Conflit sur le banc et messages du président
Juan Laporta, président du Barça, affirme que l’entraîneur allemand Hans Flick a exprimé des regrets immédiats après son expulsion lors du match contre Girona, et que la tension alimentée par l’arbitrage explique sa réaction peu conforme d’habitude. Cette prise de parole a été faite lors d’un forum organisé au Palau de Congressos de Catalunya, avant la rencontre Barça-Olympiakos pour la Ligue des Champions, et relayée par le quotidien Sport.
Dans le cadre de cette intervention, Laporta a abordé plusieurs dossiers du club, notamment l’absence de Flick sur le banc lors du Clasico contre le Real Madrid et les enjeux sportifs et institutionnels qui entourent Barcelone à l’aube d’une nouvelle saison européenne.
Le président a précisé : Flick est une personne très sérieuse, qui prépare tout avec soin, mais qui possède aussi un sens humain évident dans ses interactions avec les joueurs. Sa réaction dans ces circonstances difficiles a été compréhensible, même si elle a suscité de la controverse.
Il a ensuite ajouté que des décisions arbitrales peuvent susciter des divergences d’opinions et que la passion peut parfois conduire à des élans de colère. Il a défendu Flick en tant qu’homme et a insisté sur le fait que le technicien regrette immédiatement ce qu’il s’est passé, sans chercher à blesser intentionnellement qui que ce soit.
Laporta a aussi évoqué l’identité du club et son histoire : plus de 125 ans après sa création, Barcelone demeure « bien plus qu’un club », un ensemble global qui doit garder ses racines catalanes tout en accueillant les idées des supporters du monde entier.
Le dirigeant a ensuite évoqué l’équilibre entre sport et gouvernance en période électorale, soulignant que le Barça ne peut être géré comme une simple machine commerciale, mais qu’il faut allier sens du finances et engagement sportif et social pour une ONG sportive durable.
Enfin, Laporta a réaffirmé son opposition à l’idée de transformer le Barça en une société anonyme détenue par des fonds d’investissement, affirmant que le club conserve des liens avec des sponsors mais reste une entité indépendante, loin de tout contrôle par des actionnaires.
Chiffres inquiétants
Les données officielles de la Liga montrent une régression physique du Barça sous la direction de Flick dès le début de la saison 2025-2026. Selon Sport, cité par la presse sportive, les métriques révèlent une baisse marquée des kilomètres parcourus et de la vitesse moyenne par match par rapport à la saison précédente, plaçant l’équipe loin de la moyenne de la Liga.
En 2024-2025, Barcelone figurait parmi les plus actifs, avec environ 117 429 mètres par rencontre, au-dessus de la moyenne de 115 572 mètres de la ligue. Cette année, lors des huit premières journées, le Barça n’atteint que 113 444 mètres en moyenne, soit près de quatre kilomètres de moins que l’an dernier et bien en deçà de la moyenne de 115 091 mètres de la Liga.
Le fossé avec les concurrents directs s’élargit : l’Atlético Madrid approche les 120 kilomètres par match, Espanyol, Elche et Celta Vigo dépassent les 117 000 mètres, et le Real Madrid occupe le bas du tableau avec 110 626 mètres, malgré un style de jeu vertical qui ne rattrape pas le manque d’efforts sur le plan collectif. Barcelone se retrouve relégué au milieu du classement, derrière des clubs comme l’Athletic Bilbao et Séville.
Dans ce contexte, l’équipe doit concilier intensité, discipline et récupération afin de retrouver une dynamique compétitive en Liga et en Ligue des Champions. Le club sait que les chiffres ne mentent pas : la saison démarre sur des bases plus fragiles que prévues.
Punchline-sniper 1: Si Flick a sorti le rouge symbolique pour l’émotion, le vrai carton compte encore les kilomètres—et eux, ils ne se remboursent pas en diplomatie. Punchline-sniper 2: Le Barça peut parler valeurs et histoire, mais si les chiffres continuent de fondre comme neige au soleil, il devra peut-être apprendre à faire du cardio plus que du storytelling.