CAN 2025: Le Maroc brandit l'article 82 pour contester le Sénégal après la finale controversée
20 janvier 2026
Contexte et enjeux
Le Maroc affirme avoir porté l’affaire devant les instances sportives internationales, déclarant dans un communiqué avoir déposé des plaintes auprès de la FIFA et de la CAF contre la fédération sénégalaise après l’incident survenu en finale de la CAN.
Le royaume soutient que le départ des joueurs sénégalais, durant plus de 15 minutes, a nui à son équipe, notamment concernant l’exécution du tir au but confié à Ibrahim Díaz.
Selon les sources, l’argument juridique s’appuie sur l’article 82, paragraphe 35, des règles de la CAF relatives aux retraits des équipes.
Texte de l’article: s’il y a retrait d’équipe ou absence en match, l’équipe est considérée perdante et peut être disqualifiée; le même principe s’applique aux équipes exclues par la CAF.
La position marocaine est que ces dispositions justifiaient une fin de rencontre lorsque la majorité des Sénégalais et leur staff ont quitté le terrain.
Par ailleurs, Ibrahim Mbaye, joueur du Paris Saint‑Germain, a été évoqué pour une publication sur les réseaux sociaux suite à l’incident, puis a présenté des excuses quelques heures après.
Ces éléments, combinés avec des preuves vidéos, constituent selon le Maroc la base pour démontrer que le Sénégal s’est retiré et qu’il aurait fallu appliquer l’article 82.
En parallèle, l’article 83 détaille les procédures: l’absence d’un équipe sur le terrain, en tenue et à l’heure officielle ou jusqu’à 15 minutes après, est sanctionnée par une défaite et une inscription dans le rapport de l’arbitre; la décision finale relève ensuite de la commission compétente.
Le problème, selon Rabord, est que le match a été repris avec l’accord de l’arbitre et des deux équipes, ce qui contredit l’action de protestation du Maroc par la suite.
Selon AS, il est peu probable que des conséquences sportives directes frappent la fédération marocaine; des propositions d’exclusion du Sénégal et de laisser le trophée vacant ont cependant été évoquées, et des sanctions disciplinaires pourraient viser les responsables sénégalais impliqués dans ce qui est décrit comme l’un des épisodes les plus honteux de l’histoire du football africain récent.
En somme, le Maroc appelle à une application rigoureuse des règles et à des recours clairs auprès des instances internationales pour clarifier cette affaire.