Casquette rouge et dilemme moral : quand le Mondial met la FIFA en balance
20 février 2026
Contexte et controverse
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, se retrouve au cœur d'un vif débat après sa participation à une réunion du "Conseil de la Paix" à Washington, présidée par le président américain Donald Trump. Cette présence soulève des questions sur la cohérence avec les règles de neutralité inscrites dans le code éthique de la FIFA.
Éthique et risques
La séance inaugurale du Conseil de la Paix, présentée comme une entité internationale alternative aux Nations Unies, s’inscrivait dans un contexte où Trump a souvent critiqué l’ONU. Infantino a annoncé une « véritable partenariat » entre la FIFA et ce conseil et a évoqué des projets d’infrastructures futbolistiques, notamment dans la bande de Gaza.
La polémique s’est intensifiée après la diffusion d’une vidéo montrant Infantino portant une casquette rouge arborant le logo des États‑Unis, interprétée par certains comme un signal politique contraire au principe de neutralité attendu des responsables de la FIFA.
Règles et sanctions potentielles
Selon les articles 15 et 14 du code éthique, les responsables doivent observer la neutralité politique dans leurs relations avec les gouvernements et les organisations et éviter les comportements susceptibles d’entraîner un conflit d’intérêts ou des abus.
Les règles prévoient des sanctions en cas de manquement, avec une possible amende jusqu’à 10 000 francs suisses et une suspension pouvant aller jusqu’à deux ans sur les activités liées au football.
Évolutions et réactions
Pour l’instant, il n’est pas clair si la participation dInfantino constitue une violation avérée, et FIFA n’a publié aucun communiqué sur la question. Ces développements interviennent alors que Infantino collabore étroitement avec l’administration américaine dans les préparatifs de la Coupe du Monde 2026, qui se déroulera aux États‑Unis, au Mexique et au Canada.
Du côté des institutions, Kirsty Coventry, présidente du Comité International Olympique, a déclaré qu’elle allait examiner si la présence dInfantino, en tant que membre du CIO, respecte les règles ou peut être perçue comme une infraction due à son implication dans ce nouveau conseil dirigé par le président américain.
Et c’est tout pour le briefing, avant que le débrief ne s’éternise: une affaire qui montre que le ballon peut parfois rouler d’un côté politique, de l’autre côté éthique. Quant à la suite, elle promet des rebondissements dignes d’un match à suspense.