Conte en pole position pour relancer l’Italie : et si le retour de la Nazionale devenait réalité ?
5 avril 2026
Contexte et mutation du football italien
Le football italien traverse une phase de transition complexe après l’échec de l’équipe nationale à franchir les finales d’un Mondial, un coup dur qui a relancé les questions sur l’avenir de l’Italie sur la scène internationale. Cette crise a poussé l’instance fédérale à repenser son organisation, et à ouvrir le débat sur le profil du prochain entraîneur.
La démission de Gabriele Gravina de la présidence de la Fédération Italienne a été confirmée, plongeant l’ensemble du système dans une période de réorganisation et de réflexion sur le choix d’un entraîneur par intérim et la nomination d’un sélectionneur permanent après Gennaro Gattuso.
Selon des révélations relayées par des sources proches, Antonio Conte, 56 ans, serait le principal candidat pour mener l’Italie vers une nouvelle étape, malgré un contrat qui le lie au Napoli jusqu’en juin 2027. Le contexte est marqué par une possible réorientation des pouvoirs fédéraux et par les jeux d’influence autour de l’élection présidentielle du 22 juin, qui pourrait redistribuer les cartes.
Conte, l’option qui s’impose et les autres hypothèses
Conte a déjà dirigé l’Italie entre 2014 et 2016 et a conduit l’équipe jusqu’aux quarts de l’Euro 2016, avant de quitter le banc après les tirs au but contre l’Allemagne. Son retour susciterait un enthousiasme certain au sein de l’instance et chez les supporters, qui voient en lui une figure capable de restaurer l’équilibre et la discipline tactique.
Selon les informations disponibles, le président du club, Aurelio De Laurentiis, serait disposé à envisager un départ de Conte cet été, surtout si Giovanni Malagò est élu à la tête de la FIGC lors des prochaines élections. Cette hypothèse est relayée par les colonnes de La Gazzetta dello Sport et alimente les spéculations autour d’un retour possible de Conte sur le banc national.
Parmi les autres noms évoqués figurent Massimiliano Allegri et Roberto Mancini. Allegri privilégierait vraisemblablement la continuité avec le Milan, tandis que Mancini a connu des dénouements compliqués après des épisodes internationaux récents, alimentant les discussions autour d’un éventuel retour de Conte comme solution de consensus.
En parallèle, des rumeurs évoquent la possibilité d’un entraîneur intérimaire pour les matches de juin, avec Silvio Baldini comme candidat prioritaire afin d’assurer une transition rapide et sécurisée sur le plan sportif, le temps que les élections fédérales clarifient le paysage managérial.
Des sources concordantes signalent aussi que la direction actuelle pourrait attendre les résultats des élections avant de sceller définitivement le choix du prochain sélectionneur durable, afin de maximiser les synergies entre le pouvoir sportif et le projet technique.
Et même si Conte mène la danse, la précision des décisions dépendra largement de l’évolution du contexte politique et sportif en Italie, où chaque mouvement est scruté comme une pièce d’échecs sur un échiquier national.
Le retour de Conte sur le banc national ne serait pas seulement une étape sportive, mais aussi un signal politique et symbolique: celui d’un pays qui tente de réconcilier performance sportive et stabilité institutionnelle.