Course à la couronne italienne : Rome prend l’ascendant face à Naples
28 novembre 2025
Confrontation au sommet
Il n’était pas prévu que Rome mène la Serie A après 12 journées, mais la capitale veut prouver aux sceptiques que sa place n’est pas un hasard, alors qu’elle affronte Naples, champion en titre, dimanche lors de la 13e journée.
La dernière fois que Rome a été champion remonte à 2001; aujourd’hui elle compte deux points d’avance sur Napoli et sur Milan, dans un sprint au sommet qui s’annonce serré dès les premiers pas de la saison.
Rome semble un prétendant inattendu au Scudetto, n’étant même pas qualifiée pour la Ligue des champions depuis 2018, et ses supporters ont connu peu de trophées au cours des 17 saisons passées.
Cependant, Rome a été la meilleure équipe du championnat en 2025, avec 76 points en 32 matches, soit 10 points de plus que Napoli, et seulement 17 buts encaissés, le plus faible total de ces mois-là pour un club en tête du tableau.
Son succès récent contre Cremonese a laissé entrevoir que le problème du Realismo offensif pourrait être résolu sous la houlette du nouvel entraîneur Gian Piero Gasperini, qui a replacé l’attaque au cœur du projet et remis l’équipe en haut.
Gasperini sera sur le banc après avoir été expulsé au stade Giovanni Zini, et a célébré seul alors que l’Irlandais Evan Ferguson mettait fin à une longue période sans scorer, quelques minutes après l’expulsion du coach.
L’impact de Gasperini est palpable chez les supporters, réputés pour leur impatience: certains ont imaginé une scène où il est le magicien capable de mêler rigidité, cœur et sueur pour gagner.
Rome a aussi mis fin à la série victorieuse de Midtjylland en Europa League, jeudi, démontrant une fois de plus sa réactivité malgré les blessures des attaquants ukrainien Artem Dovbyk et Paulo Dybala, qui n’ont pas freiné l’élan du club.
En parallèle, Napoli est revenu sur les rails après une victoire contre Qarabag mardi, ce qui place l’équipe de Conte dans une position plus favorable en Ligue des champions après leur grand succès sur l’Atalanta la semaine précédente.
Conte, qui avait déclaré qu’il n’« accompagnerait pas les morts » après une défaite lourde contre Bologna, voit son équipe encore marquée par des blessures; mais avec le retour possible du Danemark Rasmus Höjlund, disponible après avoir débuté contre Qarabag, les options offensives s’étoffent.
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— Milan et l’exploitation de l’avantage domicile
La semaine dernière, Milan a montré sa maîtrise en battant son voisin Inter 1-0, démontrant que l’absence de compétitions européennes peut être bénéfique sur le plan local. Les Rossoneri n’ont pas perdu lors des 12 derniers matchs toutes compétitions confondues (8 victoires, 4 nuls) et gardent sept fois leur cage inviolée.
Si le club n’a pas connu la défaite à domicile jusqu’ici, sa série de matches à l’extérieur sera une vraie épreuve face à un Lazio qui, malgré un début difficile, est revenu sur le devant de la scène européenne après avoir engrangé dix points sur les cinq dernières sorties. Toutefois, les difficultés à l’extérieur persistent : Lazio n’a pas toujours réussi à marquer loin de ses bases et pourrait bien souffrir d’un nouveau manque d’efficacité hors de leurs terres si le respect des Chars ne se transforme pas en points.
Inter, Bologna et Como
Inter visitera Piacenza après deux revers sur les dernières sorties, espérant rebondir face à un promu qui n’a pas encore dit son dernier mot. Après leur défaite face à Milan, les Nerazzurri ont connu une autre performance décevante dans le cadre européen, ce qui a ponctué une saison marquée par des blessures et des résultats hétéroclites.
En revanche, Bologna, invaincue depuis deux mois, occupe la cinquième place à trois points de Roma, avant le match contre Cremonese. Como, quant à lui, s’est offert une victoire lourde 5-1 contre Torino et s’est hissé dans une position européenne potentielle, à égalité avec Bologna et l’Inter après leur succès face à Sassuolo.
En résumé, le duel Rome-Napoli s’annonce comme une étape majeure dans une saison où tout peut encore basculer, et où les dynamiques internes promettent des actes encore plus intenses sur la pelouse.
Et pour finir sur une note légère: dans ce genre de championnat, les classements bougent comme mes talents de cuisinier après deux cafés—forts, chaotiques et toujours un peu imprévisibles. Punchline finale: si le Scudetto se décide sur un coup de génie, espérons que ce soit un tir qui fasse rire les tribunes autant que les journalistes; et si la joie est une baguette, alors que le pain soit frais et que les fans restent affamés de succès.