C’était l’une des annonces faites par Canal+ lors de sa conférence de rentrée le mois dernier. Laure Boulleau a travaillé sur un documentaire sur la violence dans le football, intitulé « Et si on se calmait ? », qui sera diffusé dimanche soir.
Cette co-réalisatrice de Canal+ expliquait alors, à propos de ce sujet, vouloir « en faire [son] combat ». Dans L’Equipe ce samedi, elle en dit plus sur la raison de son engagement.
Laure Boulleau très inquiète pour l’avenir du football
Selon elle, ce qui l’irrite le plus est « les innombrables cris autour du terrain, avec des mots virulents d’adultes envers des jeunes qui sont en train de jouer et sur les décisions de jeunes arbitres. »
La naissance de sa fille, il y a deux ans et demi, a changé beaucoup de choses, explique Laure Boulleau. Depuis, elle pense avoir un sens des responsabilités différent. Depuis qu’elle est arrivée, elle a vu beaucoup de mauvais comportements qui commencent à la fatiguer. Surtout, elle a le sentiment que la violence augmente. C’est flagrant quand elle en parle avec des parents qui hésitent de plus en plus à inscrire leurs enfants dans un club de football. Elle craint que ce sport perde tous les bénéfices qu’il lui a apportés.
Laurence Boulleau stigmatise aussi le rôle des parents, et la pression de plus en plus importante qui règne autour des terrains lors des rencontres de jeunes, pour diverses raisons. Il y a aussi un passage sur les supporters, qui participent également à ce climat de violence, auquel l’ancienne joueuse ne veut pas « qu’on s’habitue. »
Selon elle, c’est l’avenir du football qui est en danger. A cause de la violence, Laure Boulleau craint « que petit à petit le nombre de licenciés diminue fortement. J’ai envie que ce brassage social continue dans le football, qu’on prenne du plaisir à aller jouer, à se faire rencontrer les différentes franges de la société. Sans avoir peur. »