Le casse-tête défensif du Real Madrid: Alonso jongle entre blessures et formations pour tenir la route
29 novembre 2025
Contexte et enjeux
Le coach Xabi Alonso se retrouve confronté à un casse‑tête défensif particulièrement complexe cette saison: une rotation incessante due à des blessures récurrentes dans l’axe de la défense l’oblige à tester 12 tenues défensives en 18 rencontres. Le défi n’est pas seulement de défendre, mais de maintenir une cohésion suffisante pour limiter les contre-attaques tout en gérant un calendrier qui ne pardonne pas les erreurs.
Selon AS, une sortie à Athènes a mis en lumière une ligne arrière inédite, illustrant à quel point l’équilibre peut semblaire fragile lorsque les pièces centrales changent à chaque match. Cette réalité illustre que la stabilité est devenue un objectif à atteindre progressivement, plutôt qu’un état déjà atteint.
Les blessures dans le cœur de la défense empêchent Alonso de figer un quatuor protecteur pour Courtois; la configuration la plus fréquente a même vu Militao évoluer dans des rôles différents et, à un moment donné, un autre élément clé a été indisponible, ce qui a forcé des solutions de fortune sur les flancs.
Évolution de l'effectif et chiffres clés
Au départ de la saison, Alonso nourrissait une vision claire: Militao et Hussein en charnière centrale, Carreras sur le flanc gauche et un choix tournant entre Carvajal et Arnold sur le côté droit. Cette organisation a été évoquée comme base, avec des ajustements selon les adversaires et les indisponibilités de dernière minute.
Cette option a été aperçue lors du match d’ouverture de la Liga face à Osasuna et lors des deux réceptions suivantes à Bernabéu contre Majorque et Marseille. Cependant, le quatuor n’a pas pu être reproduit régulièrement: Trent Alexander‑Arnold a quitté le terrain sur blessure en début de rencontre face à Marseille, et Militao a été touché peu après, perturbant les plans initiaux.
Une autre configuration, réunissant Carvajal et Militao avec Hussein et Carreras, est apparue face à la Real Sociedad puis dans le derby, et a occupé la majeure partie des minutes contre Marseille après le remplacement d’un titulaire blessé. Au Clasico, Alonso a pu aligner un back four plus familier: Valverde à droite, Militao et Hussein au centre, Carreras à gauche.
Au total, ce quadruple défensif a été utilisé dans 4 matches sur 18 comme la configuration la plus répétée. Hormis le flanc droit, Militao, Hussein et Carreras ont démarré ensemble 9 des 18 rencontres, faisant d’eux le seul trio de continuité disponible dans une ligne arrière régulièrement ébranlée par les blessures.
Ces chiffres soulignent l’ampleur du défi pour construire une charnière solide, mais, malgré tout, la défense a été l’une des plus performantes: 17 buts encaissés en 18 matchs, soit moins d’un but par rencontre, et Courtois a sauvegardé 8 matchs sans encaisser. Des performances qui prennent une saveur particulière dans un contexte aussi instable.
En résumé, Alonso a dû transformer une défense en constante métamorphose en une entité capable de résister collectivement, et les données montrent qu’il y est parvenu en dépit des aléas du terrain et du rythme des blessures. L’objectif reste toutefois d’établir une base plus durable pour la suite du championnat.
Punchline 1: Si la défense est un puzzle, Alonso a déjà presque toutes les pièces… il lui manque juste la boîte cassée pour ne plus jamais perdre le mode d’emploi.
Punchline 2: Et quand les blessures s’en mêlent, même le GPS du vestiaire se perd: « recalculating route… nouvelle ligne défensive minimale ».