Contexte et réaction autour du penalty Panenka
Antonin Panenka, légende de la Tchécoslovaquie et auteur du penalty porte-nommé, réagit à l’échec d’Ibrahim Díaz sur le tir décisif de la finale CAN 2025 opposant le Maroc au Sénégal.
Le joueur du Real Madrid n’a pas permis au Maroc d’obtenir son deuxième titre historique, envoyant sa frappe selon la « Panenka » qui fut arrêtée par le gardien sénégalais Édouard Mendy, prolongeant les débats jusqu’aux prolongations.
Dans une interview accordée à Cadena SER, Panenka, aujourd’hui âgé de 77 ans, estime que Díaz ne s’était pas suffisamment entraîné pour maîtriser la technique. « Je suis convaincu qu’Ibrahim n’avait pas pratiqué cette façon comme il se doit. L’idée lui est venue soudain et il a tenté, mais sans réussite », souligne-t-il.
Il rappelle ensuite que Panenka a passé deux années entières à s’entraîner chaque jour avant de réussir son tir lors de l’Europe 1976 contre l’Allemagne de l’Ouest, marquant le seul trophée international de la Tchécoslovaquie en battant le légendaire Sepp Maier.
À propos des critiques qui voient dans cette manière de tirer une provocation envers l’adversaire, Panenka rejette catégoriquement l’idée: « Mon intention n’était pas de se moquer; je pensais simplement que cette méthode donnait le plus de chances de marquer. En finale de grande compétition, on ne cherche pas à rabaisser l’adversaire, mais à choisir l’option la plus efficace ».
Interrogé sur le meilleur joueur ayant tenté le Panenka à sa façon, Panenka répond: « Il y a eu beaucoup d’essais, mais il m’est impossible de tout voir; c’est donc difficile de désigner le meilleur ».
Note finale et petites cuillères d’humour:
Punchline 1 : « Panenka, c’est prendre son temps pour que le filet fasse la fête — deux ans d’entraînement plus tard, le résultat est parfois éclatant, parfois évanescent. »
Punchline 2 : « Si ça rate, on peut toujours prétendre que le vent était du côté du gardien — ou que le café du matin était trop fort, au choix. »