Procès explosif pour la natation égyptienne: des responsables devant la justice après une noyade tragique
22 décembre 2025
Contexte et décisions du parquet
Le parquet égyptien a ordonné que le président et les membres du conseil d'administration de l'Union égyptienne de natation, ainsi que le directeur exécutif, le président du comité des compétitions et le directeur du championnat national, et même le juge principal et trois membres du personnel de secours, soient traduits en justice. La première audience est fixée au jeudi 25 décembre 2025, marquant le début d’un chapitre judiciaire majeur pour le sport aquatique égyptien.
Enquête, preuves et organisation
Selon le communiqué du parquet, les accusations reposent sur une négligence grave et un manquement à l’obligation de sécurité, qui auraient entraîné la mort du jeune nageur Youssef Mohamed Ahmed Abdel Malik lors du championnat national. Le rapport médico-légal indique que le corps ne présentait aucune maladie ni substance et que la mort résulte d’une asphyxie par noyade.
Contexte et conséquences
Le rapport précise que le garçon a perdu connaissance à la fin de la course et est resté au fond du bassin suffisamment longtemps pour que ses poumons se remplissent d’eau et que son cœur cesse de battre. Des témoins évoquent des secours qualifiés d’empiriques et inefficaces, faute de réaction rapide des responsables et de l’équipe de sauvetage.
Organisation et mesures disciplinaires
Les interrogatoires montrent que de nombreux dirigeants manquaient d’expérience ou de connaissance des règles, et que l’organisation apparaissait chaotique. L’enquête souligne un décalage entre le nombre de nageurs, la capacité des bassins et la durée de la compétition, confirmé par les témoignages d’parents et les éléments de reconstitution fournis par les enquêteurs.
Suite administrative et hommage
Par ailleurs, le parquet a ordonné l’envoi d’une copie des investigations au Ministère de la Jeunesse et des Sports pour qu’il prenne les mesures nécessaires contre l’Union et le club Al‑Zohour, conformément à la loi sportive n° 71/2017. La Procureur générale déplore le non-respect des arrêtés ministériels, notamment l’arrêté n° 1642/2024 relatif à la sécurité médicale des sportifs, et appelle à des poursuites civiles et administratives parallèles au volet pénal.
Le communiqué conclut en rendant hommage à l’enfant, présenté comme un exemple pour la génération montante et appelant le milieu sportif à respecter scrupuleusement les lois et à assumer pleinement ses responsabilités afin d’assurer un cadre sûr pour les athlètes et leur avenir.
Punchline 1: Si les règles étaient des bouées, certains nageurs seraient encore à la dérive.
Punchline 2: Et si tout se résolvait par la nage, on verrait bientôt des poissons administratifs signer les procès.