Quand la défense n’était pas prête: Saïss balaie l’après CAN et l’avenir des Lions
6 mars 2026
Les confidences de Saïss
Ancien capitaine des Lions de l’Atlas, Romain Saïss était invité sur l’émission Rothen s’enflamme sur RMC, ce vendredi. Bien qu’il ait mis fin à sa carrière internationale après la défaite du Maroc en finale de la CAN 2025 face au Sénégal, le défenseur de l’Al-Sadd continue de suivre l’actualité de l’équipe nationale, avec l’œil toujours aiguisé.
Le dialogue avec Saïss
Romain Saïss, vous évoluez actuellement à l’Al-Sadd à Doha, comment cela se passe-t-il ?
Les choses auraient pu être meilleures. Le contexte mondial est difficile, mais ici tout paraît sous contrôle: le Qatar gère et communique régulièrement pour informer la population. Les habitants restent calmes; la vie continue malgré tout.
Annonce du départ de Walid Regragui comme entraîneur du Maroc, êtes-vous déçu ?
Je suis déçu pour les joueurs. On avait construit quelque chose de solide et il a su créer un lien très fort entre les joueurs et le staff. C’était crucial et une base solide. Je suis un peu déçu de ne pas le voir terminer son mandat par la Coupe du Monde. Il a apporté énormément et a changé les mentalités; nous espérons que son successeur (Mohamed Wahbi) saura faire aussi bien.
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Réflexions sur la CAN et l’avenir
La déception d’avoir perdu la finale persiste; atteindre le final était déjà une performance exceptionnelle. Nous avons tout préparé et tout donné pour remporter le trophée, et quand les choses tournent mal, cela laisse des traces. Il faut tourner la page rapidement pour se préparer au Mondial qui approche.
Message aux supporters marocains ?
Nous les remercions pour leur soutien sans faille; il faut rester derrière l’équipe, il y a un nouveau staff et peut-être de nouveaux joueurs. Une fois le tournoi lancé, il faut être présent derrière le groupe. Nous regrettons la CAN; au début du tournoi on n’avait pas encore l’unité sacrée derrière nous et certaines remarques pendant les premiers matchs n’étaient pas aimables. Quand on gagne, c’est grâce à cette unité.
Et pour finir sur une touche légère: deux punchlines pour détendre l’atmosphère. Première: si la défense était une arme, elle serait une mitrailleuse… mais sans tirage. Deuxième: le Mondial approche; restons unis comme une barrière, sinon on se fait manger par les attaquants comme du popcorn.