Quand le ballon rencontre la justice: Ramadan Sobhi pris dans une affaire de falsification
22 novembre 2025
Affaire judiciaire et football: le procès ajourné de Ramadan Sobhi
Au Caire, la cour de Gizeh a décidé d’ajourner le procès de Ramadan Sobhi, joueur de Pyramids FC, et de trois autres prévenus, dans une affaire de falsification de documents officiels liés à des examens à l’Institut Pharaohs pour la formation touristique et hôtelière. La session a été fixée à une date ultérieure, le 25 novembre, et tous les accusés restent en détention jusqu’au dénouement de l’affaire.
La décision s’inscrit dans un cadre précis où les charges portent sur la fabrication ou l’usage de documents falsifiés pour prouver une présence à des examens et formations. Le tribunal a procédé à l’ajournement afin d’approfondir l’instruction et d’entendre des témoins, tout en maintenant les suspects détenus compte tenu de la gravité des accusations.
Des détails procéduraux et des enjeux publics
La séance s’est déroulée sous un dispositif sécuritaire renforcé, avec la direction de l’audience assurée par le juge Taha Ibrahim Abdul-Azim, assisté des magistrats Abdelsalam Daljawi et Ahmed Yousri, et la présence du personnel d’archives. L’enquête porte sur des pratiques de falsification touchant les relevés de présence et les certificats d’assiduité, et sur l’établissement de documents officiels présentés devant des institutions publiques.
Ramadan Sobhi est entré dans la salle d’audience quelques minutes avant le début de l’audience, escorté et placé dans le box des accusés, entouré d’une sécurité visible. Ses avocats ont commencé par défendre ses droits et contester certaines pièces du dossier, avant que le tribunal n’annonce le report pour examiner des éléments supplémentaires et convoquer des témoins supplémentaires.
Les procureurs ont exposé les principaux chefs d’accusation : falsification présumée de cahiers de réponses et de feuilles d’assiduité, et utilisation éventuelle de documents frauduleux pour prouver une présence lors d’examens ou de formations. L’enquête affirme que les suspects, y compris Sobhi, seraient impliqués dans la préparation de documents officiels trompeurs destinés à être reconnus par des organismes officiels et par des structures éducatives.
Selon les investigations, les faits se seraient déroulés autour du répertoire des examens et des cours du Pharaon Institute, dans la zone d’Abu Namriss, et les documents falsifiés auraient été utilisés pour valider des présences et des résultats sans que les actes aient réellement eu lieu sur le terrain. Des irregularités dans les feuilles de présence et les registres officiels sont évoquées dans le dossier.
Durant l’audience, la défense a présenté ses arguments et requis des pièces, tandis que les autorités ont poursuivi l’examen des éléments présentés par l’accusation. La décision d’ajourner vise à assurer un traitement équitable et à permettre à la justice de vérifier les rapports et les preuves, compte tenu de la complexité du dossier et du profil public d’un des prévenus.
Cette affaire s’inscrit dans une série d’enquêtes récentes sur des institutes et des entités éducatives visant à dissimuler des attestations ou des présences non réelles. Le ministère de l’Enseignement supérieur et les organes de supervision ont renforcé le contrôle sur les établissements afin d’éviter de telles dérives à l’avenir.
Le public suit de près les développements, en particulier autour de la prochaine audience du 25 novembre, qui pourrait voir l’apparition de nouveaux témoins et la présentation de requêtes additionnelles par la défense. Le cas détient une importance particulière en raison de la notoriété du prévenu tant sur le plan national qu’international.
Si la procédure se poursuit selon les termes actuels, Ramadan Sobhi et les autres accusés devront attendre la fin de l’instruction pour être fixés sur leur sort, avec une audience qui pourrait influencer non seulement leur avenir personnel mais aussi l’image des institutions éducatives et sportives impliquées.
Et côté foot, Sobhi reste un joueur clé pour le club, rappelant que le sport et la justice peuvent parfois faire équipe pour créer des rebonds inattendus. À suivre, sur et en dehors du terrain, car le coup d’envoi est loin d’être donné dans ce dossier.
Blague finale du snipper: Si un jour les diplômes avaient des ailes, Sobhi aurait probablement déjà marqué le premier but aérien de l’histoire judiciaire. Punchline numéro 2: On dirait que les feuilles d’assiduité veulent elles aussi un autograph de Sobhi sur l’ouvre-boîte des preuves—et elles ne se plieraient pas sous la pression des tabloïds.