Quand le tirage frappe fort : le Mondial 2026 promet des chocs à haute voltige et un carré arabe dans les pots
25 novembre 2025
Une mécanique audacieuse pour le tirage du Mondial 2026
Pour la Coupe du Monde 2026, la FIFA introduit une méthode inédite destinée à repousser les grandes affiches jusqu’aux phases finales, tout en garantissant des affiches de prestige plus tard dans le tournoi qui se joue sur le sol américain, canadien et mexicain.
Selon l’organisateur, les quatre équipes les mieux classées seront « appariées » de façon à être réparties dans deux demi-finales potentielles distinctes. Ainsi, l’Espagne et l’Argentine seront dans des demi-finales différentes, tout comme la France et l’Angleterre, à condition qu’elles terminent en tête de leur groupe lors du tour préliminaire.
Cette configuration ne s’applique que si les quatre têtes de série conservent leur position après la phase de groupes. Lorsque deux équipes pourraient se rencontrer dans le même tirage, elles seront placées dans des demi-finales séparées, un principe similaire à certains systèmes de Wimbledon ou de la Ligue des Champions réinventée.
Le but affiché par la FIFA est d’éviter les chocs précoces entre géants et de maintenir les meilleures affiches jusqu’aux étapes ultimes du tournoi, renforçant ainsi l’intérêt et la dramaturgie des phases finales. Un dispositif similaire avait été utilisé lors de la précédente édition du Mondial des clubs.
La finale et les détails pratiques
La FIFA indique que la « tirage final » aura lieu le vendredi 5 décembre à 17:00 GMT et que les quatre pots, incluant les équipes des barrages, seront explicités lors de cette cérémonie. Les équipes hôtes (Canada, Mexique et États‑Unis) seront positionnées dans leurs groupes respectifs pour jouer chez eux, et les places des autres équipes seront décidées par un système informatique garantissant l’équilibre des groupes.
Les informations officielles précisent que 12 groupes de quatre seront constitués, et que les vainqueurs de certains barrages continentaux se retrouvant dans le pot 4 auront des places dédiées selon des contraintes précisées par l’instance dirigeante.
Les pots et les règles spécifiques
Les cinq points clefs du tirage incluent l’arrivée de 48 équipes pour la première fois, avec une distribution précise des pots. Le pot 1 réunit des têtes de série telles que le Canada, le Mexique, les États‑Unis, l’Espagne, l’Argentine, la France, l’Angleterre, le Brésil, le Portugal, les Pays‑Bas, la Belgique et l’Allemagne.
Le pot 2 regroupe notamment la Croatie, le Maroc, la Colombie, l’Uruguay, la Suisse, le Japon, le Sénégal, l’Iran, la Corée du Sud, l’Équateur, l’Autriche et l’Australie.
Le pot 3 comprend des sélections comme la Norvège, le Panama, l’Égypte, l’Algérie, l’Écosse, le Paraguay, la Tunisie, la Côte d’Ivoire, l’Ouzbékistan, le Qatar, l’Arabie Saoudite et l’Afrique du Sud.
Le pot 4 réunit notamment la Jordanie, le Cap-Vert, le Ghana, Curaçao, Haïti, la Nouvelle‑Zélande et les vainqueurs des barrages européens (A, B, C, D) ainsi que les vainqueurs de certains barrages FIFA.
Après le tirage, les détails des matchs et le calendrier seront précisés le 6 décembre. Le processus vise à attribuer les matches en fonction des disponibilités, des lieux et des diffusions télévisées, tout en respectant les contraintes de répartition par confédération et pays hôte.
La règle européenne présente des particularités: aucun groupe ne peut contenir deux pays européens, mais l’Europe, avec 16 qualifiés, sera répartie sur 12 groupes, ce qui signifie que quatre groupes accueilleront deux Européens. Certaines voies de barrages continentaux limiteront aussi certaines combinaisons dans les groupes.
En résumé, les détails du tirage permettront de connaître l’ordre des matchs et les dates, puis les lieux exacts et les heures officielles seront communiqués ultérieurement, avec une volonté d’optimiser les calendriers et les déplacements.
Notes et perspective
Pour conclure, si vous trouvez ce tirage complexe, rassurez-vous: le football adore nous faire tourner en rond avec des règles qui semblent mathématiquement propres mais qui demandent tout de même une bonne dose de magie sur le terrain.
Punchline sniper 1: Dans ce tirage, même la calculatrice hésite entre “groupe facile” et “groupe de la mort” — et elle a raison, les chiffres mentent rarement.
Punchline sniper 2: Le seul endroit où tout est prévisible, c’est dans les règles du tirage; le reste, c’est la magie du ballon rond qui décide qui rit et qui court après le ballon comme un chat après une balle laser.