Quand les lois du football font leurs propres arrêts: l’ACL sous le microscope, entre Hilal et Mohun Bagan
23 décembre 2025
Contexte et questionnement sur les sanctions
Un expert spécialisé dans les règles du football asiatique répond aux accusations selon lesquelles l’Asian Football Confederation (AFC) aurait favorisé Al Hilal, et qu’une interdiction de deux années aurait été évitée. L’affaire met en lumière les mécanismes des sanctions et les circonstances qui entourent les résultats des compétitions continentales.
Le cas Mohun Bagan et les précautions documentées
Récemment, l’AFC a suspendu Mohun Bagan Super Giant de ses compétitions pour deux saisons, invoquant le retrait du club indien lors de la Ligue des champions de l AFC après avoir refusé de voyager en Iran pour affronter Foolad en phase de groupes. Cette décision a alimenté les débats sur l’équité des règles et leur application, surtout en période de crise sanitaire.
Selon l’intervenant, Badr Al-Abed, dans l’émission “Dourina Gheer”, certains comparent ce cas à celui d’Al Hilal, qui avait été considéré comme retiré en ACL 2020 lorsque la pandémie a bouleversé les plannings.
Règles en vigueur à l’époque et particularités COVID
L’expert rappelle qu’Hilal avait été recensé comme retiré du ACL 2020-2021, non pas pour une défection sportive, mais pour l’incapacité à soumettre une liste de 13 joueurs pour le match contre Shabab Al-Ahli (Dubaï) en raison d’un grand nombre de joueurs touchés par le Covid.
Selon lui, « ce qui est arrivé était conforme aux textes en vigueur à l’époque, et ces textes prévoyaient qu’un club retiré ne soit pas nécessairement sanctionné de la même manière; l’affaire a aussi été évoquée pour l’UNITÉ UAE et Johor Darul Takzim en Malaisie ».
Il ajoute: « les règles stipulaient que tout club ne pouvant pas participer, ni se rendre sur le pays hôte ou au stade, est considéré comme retiré de la compétition ». Puis il nuance: « l’Article 6, paragraphe 4, prévoyait que les sanctions habituelles liées au retrait ne pouvaient pas être appliquées en temps normal ».
Il précise encore: « le contexte était exceptionnel à cause du Covid, et le tour préliminaire a même été regroupé à Doha, au Qatar ». Il conclut: « les lois n’ont pas changé depuis; elles prévoient une exclusion de deux ans pour tout retrait, mais des dispositions spécifiques liées à la pandémie ont temporairement atténué l’application des sanctions ».
En définitive, l’expert affirme que Hilal n’a pas bénéficié d’un traitement de faveur et que son cas est distinct de celui du club indien, au regard des textes et des circonstances historiques.
Punchlines légères: Les lois du football, c’est comme ma connexion: elles dépendent du fournisseur et du temps. Et si on cherche la justice dans le football, on peut toujours espérer que le VAR fasse une apparition… en vacances.