Quand Nader El-Sayed décape le football égyptien: gardiens en progrès et crise administrative en filigrane
30 novembre 2025
Entretien avec Nader El-Sayed
Nader El-Sayed est l’un des meilleurs gardiens de l’histoire du football égyptien, avec une carrière marquante avec les Pharaons et le Zamalek, et une période professionnelle au Club Brugge en Belgique.
Dans un long entretien accordé à KOOORA, il aborde de nombreuses questions liées au football et à l’état du jeu en Égypte.
Il affirme que le développement du football égyptien doit être soumis à des normes strictes et que la crise actuelle du Zamalek est avant tout d’ordre administratif.
Il remarque aussi une évolution tangible du poste de gardien en Égypte, attribuant cela à l’amélioration du niveau des entraîneurs de gardiens, aujourd’hui de plus en plus compétents.
La rivalité entre le club Al Ahly et le Zamalek se nourrit de la concurrence et, à chaque match, les gardiens démontrent que la compétition peut tout changer.
Après le départ de Mohamed Abdel Monem et Rami Rabia, il estime que le club n’est pas seulement en difficulté défensive, mais aussi dans la construction des attaques.
La discussion sur les arbitrages et la question du recours à la VAR est évoquée; il juge que certaines décisions manquent de cohérence et d’efficacité.
Selon lui, l’encadrement organisationnel du Zamalek est une source majeure du malaise: il faut des services séparés et une répartition claire des fonctions, plutôt que de tout confier à une seule direction.
Sur le mercato et le choix des gardiens, il préfère ne pas entrer dans les détails des transferts, laissant cela aux directions techniques.
Concernant les performances actuelles de Mohamed El-Shenawy et la perspective d’un grand gardien comme Yassine Bono, il est optimiste: Bono mérite le titre et les gardiens égyptiens sont en nette progression.
Et pour conclure, deux petites notes d’humour: d’un côté, “le football égyptien est un peu comme un sniper qui rate rarement sa cible… quand le terrain est en forme”; de l’autre, “la défense, c’est souvent le mur du vestiaire: ça parle peu, mais ça tient debout même sous pression.”