Transfert avorté: Al-Nasr se dédit sur Abdullah Hamdan, le feuilleton Hamdan-Hilal s’allonge
14 janvier 2026
Contexte et réaction des clubs
Lors du mercato hivernal, Al-Nasr a officiellement pris ses distances avec l’accord prétendument conclu pour engager Abdullah Hamdan, attaquant du rival historique Al-Hilal. Cette volte-face intervient alors que les rumeurs sur l’arrivée de Hamdan avaient animé les discussions autour des deux clubs saoudiens.
Éléments juridiques et conséquences
Selon des informations, Hamdan aurait bien signé pour devenir joueur d’Al-Nasr, en présence du directeur exécutif José Semedo, alors que son contrat avec Hilal arrivait à expiration en février. Toutefois, le quotidien Al-Yawm affirme qu’Al-Nasr s’est rétracté par une lettre adressée à la Commission d’Professionalisation de la Fédération Saoudienne de Football, remettant en question la validité du document.
La lettre précise que Semedo ne détenait plus les pouvoirs suffisants pour conclure ce contrat et refuse d’accepter la signature, bloquant ainsi la finalisation du dossier. Hamdan, âgé de 26 ans, est lié à Hilal depuis février 2021 et n’a jamais réussi à s’imposer comme titulaire, ayant disputé 144 matchs et inscrit 13 buts avec 10 passes décisives.
Selon l’expert juridique Yaquob Al-Mutair, la signature par Semedo pourrait engager Al-Nasr et donner à Hamdan le droit de porter plainte pour obtenir le reste de son salaire, voire d’entraver les transferts futurs du club. Le feuilleton rappelle que le départ potentiel n’est pas encore acté et que les documents doivent passer sous le regard de la ligue et de l’instance compétente.
En pratique, le contrat d’Hamdan avec Hilal doit se terminer le 6 février, soit trois jours après la clôture actuelle de la fenêtre hivernale. Le joueur aurait cherché à partir plus tôt, mais les conditions imposées par le club et les procédures en cours compliquent sa démarche.
Petit avertissement juridique et sportif: tout document signé peut être nul s’il manque l’autorité nécessaire. Le cas Hamdan illustre une fois de plus que le diable se cache dans les détails des pouvoirs décisionnels et que le football n’est pas qu’un terrain vert, mais aussi des dossiers administratifs qui font trembler les fans et les agents.
Et pour conclure sur une note légère: dans le monde des transferts, il faut parfois un avocat et un expert en paperasse plus vite qu’on ne signe ses confettis à la fin du match. Deuxième punchline après le coup de sifflet: si les bureaux étaient aussi rapides que les attaques sur le terrain, on aurait déjà un championnat de consultants internationaux.