Zamalek au bord du gouffre: dettes, terrain en jeu et le récit explosif d’Hesham Nasr
23 novembre 2025
Contexte et dettes du club
Dans une prise de parole marquante, Hesham Nasr, vice-président du conseil d administration du Zamalek, a dévoilé les défis immenses auxquels le club est confronté, l ampleur des dettes accumulées et les raisons du débat autour du retrait du terrain du club à Six Octobre. L’ensemble du paysage financier et administratif du club est désormais sur la table et les chiffres parlent d’eux-mêmes, parfois même plus que les promesses affichées lors des élections.
Il a ensuite précisé que la réalité actuelle diffère radicalement des prévisions électorales, et que l attention se porte désormais sur le travail interne, loin des feux des projecteurs médiatiques. Le message est clair: les priorités sont ailleurs et il faut reconstruire méthodiquement.
Les dettes et les explications sur les absences
Le responsable a nié l existence d une disparition des membres du conseil et a expliqué que le problème réside dans l ampleur des difficultés inattendues et des dettes massives. Lors d une intervention télévisée, il a confié que lorsque le club a été élu, on pensait connaître les problèmes mais, une fois en poste, de nouvelles dettes importantes sont apparues.
Il a aussi indiqué que le plan élaboré avant les élections avait été complètement revu et que les choses sont devenues extrêmement difficiles, révélant que les dettes du Zamalek atteignent environ 2,5 milliards de livres. Ce chiffre donne le ton: on n improvise pas avec des chiffres à sept zéros sans conséquences.
Les raisons du retrait du terrain à Six Octobre
Le dossier le plus sensible reste le retrait par le ministère du Logement du projet foncier destiné au site du Zamalek à Six Octobre. Nasr a livré les deux raisons principales qui entourent cette décision, éclairant un enjeu qui dépasse le simple terrain et touche à la gestion du club et à ses documents.
La première raison évoquée, écrite, est que le club aurait demandé un délai de quatre ans supplémentaires, ce qui n a pas eu lieu; ces années concernaient uniquement la partie investissement, donc le retrait n est pas justifié. La seconde raison, dissimulée selon certains, est une plainte juridique de Mortada Mansour et d autres pour dépense supposée des fonds publics. Ces explications clarifient le cadre et posent les bases d un différend qui peut influencer la stabilité du club.
Ces déclarations mettent les points sur les i et situent clairement l’enjeu dans une crise financière et administrative qui dépasse le seul dossier immobilier. Elles replacent aussi l’opinion publique face à une réalité où les décisions sportives sont maintenant rythmées par des enjeux juridiques et budgétaires lourds.
Réactions et perspectives
La situation a provoqué une onde de choc parmi les supporters et les observateurs, certains craignant une dérive vers une période de stagnation et de dépendance accrue vis à vis des contraintes financières. Des messages pro-club et des appels à l’action ont envahi les réseaux, soulignant que Zamalek est bien plus qu’un club; c’est une symbolique nationale qui mérite une solution claire et efficace.
Les acteurs du club espèrent des décisions rapides et des mesures concrètes, notamment autour de la mise en place d une structure pour lever les verrous financiers et administratifs, tout en préservant l’identité sportive du club. Les mois à venir seront décisifs pour savoir si l’équipe et ses supporters peuvent reprendre l’élan nécessaire.
Et pour finir sur une note légère, deux punchlines qui ne manquent pas de piquant: d’abord, on peut dire que le budget du Zamalek ressemble à un Rubik’s Cube: on tourne, on tourne, et au final on espère avoir toutes les couleurs alignées sans que les dettes ne sautent de couleur en couleur. Ensuite, si l’humour est une arme, les supporters rêvent de voir gagner des matchs et vendre des maillots en masse pour atténuer l’effet du déficit. Ambition, quand tu nous tiens!