CAN 2025: Le Maroc revendique le titre après le retrait controversé du Sénégal — et les dessous d’un recours qui fait parler
5 avril 2026
Des médias français dévoilent les contours du dossier déposé par l’Union marocaine de football auprès de la CAF, transmis à la commission d’appel dans l’espoir d’un verdict historique: attribuer le titre de la CAN 2025 aux Lions de l’Atlas plutôt qu’au Sénégal. Le dossier s’appuie sur des arguments juridiques et sur une interprétation des règles du tournoi, et il met en avant les circonstances entourant la finale jouée à Rabat il y a environ deux mois et demi, perdue 0-1 face au Sénégal.
Après cette finale, le Maroc a déposé un recours auprès de la CAF. La commission d’appel aurait accepté le recours et aurait statué en faveur du Maroc, arguant que le droit au titre pouvait être réexaminé au vu des éléments présentés par l’Union marocaine et des règles du règlement de la compétition.
Éléments clés et controverses
Le recours met en avant les articles 82 et 84 des règlements du tournoi, qui indiquent qu’un équipe qui refuse de jouer ou qui quitte le terrain avant le coup de sifflet final peut être déclarée perdante et exclue de la compétition. Le Maroc soutient que ces dispositions ont joué un rôle central dans les événements entourant la finale et les décisions arbitrales.
Les joueurs du Sénégal auraient quitté le terrain pendant environ douze minutes, en protestation contre une pénalité accordée dans le temps additionnel lorsque le score était encore nul. Cette interruption est présentée comme un élément déterminant dans la controverse et nourrit les débats sur l’impartialité et l’application de la règle.
Cependant, l’Union sénégalaise a également saisi le CAS et a exprimé son intention de défendre sa version des faits, une étape que le président de la CAF, Patrice Motsepe, a saluée comme nécessaire et conforme au principe de l’équité et de l’indépendance des décisions. Le CAS sera prochainement appelé à trancher le différend une fois les arguments des deux parties déposés et examinés.
Révélations et enjeux
Selon Le Monde, les rapports publiés apportent des détails sur des échanges et des positions des deux camps, notamment des éléments évoqués autour d’un possible recours à des déclarations jugées sensibles liées au déroulement de la finale et aux termes employés par certains responsables. Cette couverture alimente les spéculations sur des tensions entre les organes d’arbitrage et les institutions footballistiques.
Dans une note d’environ 40 pages, le Maroc aurait évoqué, selon les documents réclamés, des propos attribués à Olivier Savary, président de la commission des arbitres de la CAF, lors d’une réunion du comité exécutif en Tanzanie. Le Maroc aurait qualifié ces propos de “graves” et aurait demandé des éclaircissements sur leur portée et leur véracité.
Le Maroc soutient qu’il existe, selon ses conclusions, des directives institutionnelles adressées à l’arbitre durant l’interruption des joueurs sénégalais afin d’éviter des cartons jaunes qui auraient pu changer le cours du match et de favoriser la poursuite du jeu. Le Sénégal et les autres acteurs contestent ces interprétations et appellent à une clarification transparente par les instances compétentes.
La question centrale demeure: ces allégations reposent-elles sur une réalité documentée ou sur des interprétations contestables des échanges internes des organes arbitrants? Le CAS est attendu comme la prochaine étape pour établir les faits et rendre une décision finale.
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Et si le football était aussi une affaire de paperasse que de ballon rond, peut-être que le trophée finira par être trouvé dans un classeur plutôt que sur le terrain. Deuxième punchline: on a beau écrire des règles, parfois les décisions se jouent entre deux cafés et un billet de transport — le sport, c’est parfois aussi du make-believe légal avec une bonne dose d’imagination.