Une nouvelle ère au Paris Saint‑Germain
Le Paris Saint-Germain a décidé de renoncer à la politique qu'il suivait depuis des années, consistant à attirer les stars mondiales via des budgets démesurés, une stratégie qui avait culminé autour de Kylian Mbappé. Le club voit désormais que le glamour ne suffit pas à assurer le succès.
Avec l'arrivée de Luis Enrique, le projet a été totalement revu. Les salaires astronomiques qui faisaient tourner les têtes ne garantissent plus les résultats: le club privilégie désormais la performance et l'engagement sur le terrain, plutôt que la promesse d'un salaire élevé.
Le champion d'Europe a adopté une ligne claire: celui qui ne souhaite pas jouer pour le club ne sera pas retenu contre son gré. L'épisode de la prolongation de Mbappé en 2022, impliquant la France et le Qatar, a déclenché une secousse interne et montré que la politique du chéquier illimité n'était plus viable.
Depuis 2023, Nasser Al-Khelaïfi a stoppé la politique d'engager des galactiques et mis fin au chaos qui régnait dans l'effectif, confiant la mission à Luis Enrique qui a redressé le club. Les contrats négociés désormais privilégient la performance et le nombre de matches, avec des salaires croissants en fonction de l'effort fourni sur le terrain. Celui qui refuse ces conditions quitte le club, comme ce fut le cas de Verratti et Neymar, longtemps les mieux payés du vestiaire.
Le dernier exemple en date est Gianluigi Donnarumma, qui s'était imposé comme l'un des meilleurs gardiens d'Europe la saison passée, mais ses exigences financières n'étaient pas compatibles avec la politique du club. Enrique n'a pas hésité à l'écarter avant la Supercoupe d'Europe, et le portier italien a rejoint Manchester City.
Le dossier le plus sensible reste pour l’instant la prolongation d’Ousmane Dembélé, l’un des grands artisans du titre européen. Ses agents réclament une hausse conséquente après l’obtention de la distinction, mais le club refuse de dépasser le plafond salarial. Al-Khelaïfi est resté clair sur ce point: j’aime Dembélé, mais nous avons un plafond salarial à respecter. Le PSG semble désormais prêt à écouter ceux qui acceptent ses règles plutôt que de tout bloquer par amour du budget.
Punchline 1: Le seul galactique qui brille encore, c'est le compteur salarial qui se remet en ordre chaque mois.
Punchline 2: À Paris, même les chèques ont une date d’échéance: celle du prochain mercato. Allez, on signe les intérêts avant les joueurs.